Propositions
Ecrivez vos idées et suggestions
et présentez vos compétences, observations ou expériences succintement
Bonjour,
Je muris depuis plusieurs mois un projet un peu similaire à COCON 3S mais s'adressant à une catégorie plus "remuante" de senior.
Je viens juste de découvrir COCON 3S puis LA TRAME, grâce à un bref reportage de France Info, hier midi.
Mon projet me semble très complémentaire du votre, aussi ai-je décidé de vous le soumettre pour avis, dans le cadre de votre association LA TRAME.
Je l'ai baptisé provisoirement "Association des baroudeurs du troisième âge" et vous le trouverez en PJ.
Cordialement
Serge PRUNIER
LES BAROUDEURS DU TROISIEME AGE
1 - EXPOSE DU CONCEPT :
Pouvoir voyager dans le monde entier une grande partie de l'année lorsque l'on a une petite retraite (à définir) tout en conservant un domicile en France (conservation de l'imposition en France et des prestations maladie).
2 - CONSTATS :
Beaucoup de seniors ayant eu une vie assez "mobile" souhaitent voyager ou vivre une partie de l'année à l'étranger (bien souvent dans un pays dit "exotique"). Ceux qui sont propriétaires de leur logement en France et qui bénéficient d'une retraite confortable se débrouillent très bien tout seul. Ceux qui louent leur logement et/ou ont une retraite assez faible (inférieure à 1100 euros par mois pour une personne et 1800 euros pour deux) se retrouvent devant un dilemme :
o Partir vivre à l'étranger : mais dans ce cas, ils sont souvent lourdement imposés par le pays d'accueil (exemple du Sénégal : 30% du revenu dépassant 450 euros/mois) alors qu'ils ne seraient pas ou peu imposé en France, ils perdent leur protection sociale française (sauf à s'assurer à la CFE – Caisse des Français de l’Etranger - qui reste très chère) et ils ne voyagent pas vraiment (à l'instar des gens qui s'expatrient au Maroc pour leur retraite : ils vivent au Maroc et en bougent très peu).
o Vivoter en France et se payer difficilement de temps en temps un voyage organisé, car leur logement et leur voiture plombent fortement leur budget toute l'année.
3 - IDEE :
Utiliser une sorte de "colocation", ou de copropriété, ou encore de multipropriété pour leur assurer un domicile "pied-à-terre" en France qu'ils ne paieront que lorsqu'ils l'occupent (de 3 à 9 mois de l'année, par exemple) tout en leurs permettant de vivre le restant de l'année avec la totalité de leur revenu mensuel dans deux ou trois autres pays (ou beaucoup plus s'ils le désirent), là où leurs revenus ne seront pas imposés et ou leur pouvoir d'achat sera sensiblement augmenté. Cette solution leurs permettrait :
o De rester imposé en France (donc très peu imposés), puisqu'ils y passeront une partie de l'année dans leur domicile et qu'ils maintiennent donc un lien fort avec leur pays, o De conserver leur protection maladie lorsqu'ils sont à l'étranger (avec cependant la contrainte de l'avance des frais),
o De vivre dans 2 ou "x" autres pays de leur choix durant le restant de l'année et y faire ce que bon leurs semble,
o De voyager aussi en France, en changeant temporairement de logement dès que plusieurs "clubs" se seront créés (échange de logement),
o De bénéficier s'ils le désirent, d'un niveau de vie nettement supérieur à celui qu'ils auraient en France, ce qui leur permettrait d'amortir le coût des voyages, et de visiter en prenant tout leur temps des endroits paradisiaques (paradisiaques pour ceux qui ont les moyens d'en profiter, bien entendu …),
o De tisser des liens privilégiés d'amitié débouchant sur des voyages à plusieurs vers une même destination,
o De se rendre utiles sur le plan humanitaire, comme certains en rêvent désespérément, aux populations locales des pays visités (formation, soins de santé, appuis techniques en tous genres : n'oublions pas que ce sont des gens aguerris et expérimentés dont certains seront ravis de se rendre utiles).
Lorsque l'on parcourt les forums de voyage, on se rend bien compte qu'un grand nombre de nos concitoyens ont envie de changer de vie et de pays. Pour la plupart d'entre eux, ça ne peut rester qu'un rêve car les gens se rendent vite compte que les conditions pour gagner leur vie sont souvent bien pires ailleurs qu'en France. Mais lorsqu'on est payé à ne rien faire, beaucoup de choses deviennent possibles. C'est la raison pour laquelle je m'adresse aux seniors.
Toutefois, si des personnes disposant de revenus suffisants sont tentées par la formule, elles seront les bienvenus au club.
EXEMPLE : Une destination pas très connue des Français, mais bien connue des Américains et Australiens : les Philippines (la partie occidentale, bien sur, pour éviter les typhons) : pour 1000$, soit 700€ par mois, ont y vit très bien à deux ou trois personnes, et dans des cadres extraordinaires, pour peu que l'habitation soit louée à l'année. Un séjour de 3 mois permet d'absorber sans problème le coût du voyage. Et les gens qui en reviennent n'ont qu'une idée en tête : y retourner !
4 - EXTENSION DE L'IDEE :
L'idéal serait de constituer un club, une association, ou tout autre structure, où les adhérents auraient la volonté de créer une structure d'accueil dans plusieurs pays "agréables à vivre", pour les occidentaux, afin d'annualiser les locations d'habitations et d'équiper celles-ci d'un minimum de confort.
C'est tout à fait possible dans les pays que je connais, pour peu qu'il y ait toujours quelqu'un sur place (sinon, ça peut vite partir en vrille …). Si les adhérents s'entendent pour "tourner régulièrement" entre ces endroits et la France, c'est gagnant-gagnant pour tout le monde : les adhérents, les populations locales.
5 - CONDITIONS :
Ce concept ne s'adresse évidemment pas à tout le monde :
o Les gens potentiellement intéressés seront forcément des voyageurs possédant une bonne expérience de la vie en pays étrangers et quelques notions de langues. Un déracinement de gens restés très sédentaires durant toute leur vie active pourrait se révéler catastrophique (quoi qu'ils puissent encore y prendre goût, même à leur âge, pour peu qu'ils soient bien accompagnés les premières fois),
o Ils devront également être assez détachés pour tout ce qui concerne les possessions personnelles (quand on voyage, on est forcément léger), et devront se séparer d'un grand nombre d'objets personnels (on pourrait envisager un stockage au sein du pied-à terre en France, mais il sera forcement limité en volume),
o Ils devront aussi faire preuve d'une bonne dose de psychologie et de tolérance avec les populations d'accueil et d'un esprit d'équipe solide envers les autres adhérents.
6 - TYPES D'HEBERGEMENT POSSIBLES EN FRANCE : Différents types d'hébergements sont envisageables :
o La colocation classique basée sur une grosse maison d'habitation, un petit immeuble, une ferme aménagée : une pièce individuelle pour chacun, ou chaque couple, et le reste en commun. C'est la solution la plus économique, mais aussi la plus contraignante.
oUne colocation plus élaborée basée sur des petits appartements indépendants au sein d'un immeuble ou d'une très grosse maison à aménager : la solution sera forcement plus onéreuse (400 à 600 euros selon la taille, par mois occupé, mais aussi plus agréable à vivre. Dans ce cas, certains services peuvent être mis en commun : les repas, les véhicules, les raccordements (eau, gaz, téléphone, ADSL, loisirs, etc.).
o L'exploitation des logements loués habituellement de façon saisonnière : beaucoup de stations balnéaires regorgent de logements vides hors saison et des accords peuvent certainement être passés avec les propriétaires de ces logements, par l'intermédiaire des professionnels de gestion immobilière, pour des tarifs bien inférieurs à ceux pratiqués en saison. La caution d'une association structurée, spécialisée dans la gestion de logements temporaires devrait venir à bout des inquiétudes légitimes des propriétaires : les logements doivent être impérativement libres et en état au début de chaque saison touristique. Dans le cas du présent concept, ça ne pose pas de problème, les adhérents en profitent pour aller voir ailleurs …. Restent peut-être à régler les problèmes d'abonnement de confort type téléphone, ADSL, ...
o Le partage de grandes demeures par des propriétaires désirant adhérer au club, moyennant loyer, évidemment.
o La copropriété d'une unité immobilière pourrait également être envisagée par des adhérents un peu plus argentés, avec possibilité de location des logements vacants lors de l'absence de tout ou partie des copropriétaires : la formule serait avantageuse pour ces derniers qui amortiraient ainsi une partie de leur investissement ou de leur emprunt. Cette solution est certainement plus complexe à mettre en oeuvre mais peut être envisagée par des personnes plus argentées et entreprenantes. Plus le parc de logements partagés en France sera important, plus il sera possible aux adhérents de "tourner" aussi en France.
7 - ORGANISATION POSSIBLE :
L'organisation pourrait se faire à deux niveaux :
o Un premier niveau composé de "clubs privés" où les adhérents organiseront et gèreront eux-mêmes, mais avec le soutien actif de l'association mère, une ou plusieurs unité(s) d'habitation en France selon les types d'hébergement possibles énumérés plus haut. Ces clubs pourraient se constituer par connaissances, affinités diverses, transformation ou extension de structures préexistantes, organiser eux-mêmes leur règlement interne, mais en respectant toutefois certaines contraintes :
Adhésion au concept : il faut bouger pour que les autres puissent bouger (définir par exemple un minimum de temps de "voyage", hors accident de la vie, évidemment),
Faire preuve d'une certaine ouverture d'esprit sur le monde : dans les pays étrangers, les gens ne vivent pas forcement comme nous, ont leurs propres moeurs, pas toujours compréhensibles pour nous, mais qu'il faut respecter scrupuleusement car ils sont chez eux et nous accueillent,
Si possible, associer à la vie à l'étranger un objectif "humanitaire", lorsque le pays d'accueil est en voie de développement (voir le paragraphe 10 consacré à cet aspect, un peu plus bas)
Faire preuve d'altruisme et d'esprit d'équipe envers les autres adhérents du club, de l'association générale, et pourquoi pas, plus généralement, envers son prochain. ça n'a l'air de rien, mais ça limite tout de même beaucoup les candidats potentiels.
o Une association mère chargée :
De structurer, épauler la création et le fonctionnement des clubs privés et de gérer les intérêts de l'ensemble des clubs et la communication interne et externe,
De compiler, étudier et mettre en oeuvre, si besoin est, les idées d'amélioration, de transformation apportées par les clubs privés,
De négocier les services de groupe (assurances voyage, par exemple, ou relations avec les professionnels de l'immobilier, les collectivités locales),
Mettre à disposition des adhérents et surtout actualiser tous types de renseignements nécessaires au voyage, à la vie à l'étranger, à la protection sociale, en France et à l'étranger (réseau sanitaire, contacts importants, devises, coût de la vie, moeurs particulières du pays, durée, coût et renouvellement des visas, répertoire des sites WEB intéressant traitant du pays, adresses des consulats, divers trucs et astuces pour se simplifier la vie, etc.),
Mettre à disposition des adhérents qui le désirent différents services comme un service de traitement du courrier postal durant leur absence (avertissement par SMS, par exemple, pour des courriers importants signalés à l'avance et réacheminement si nécessaire) ou un service d'assistance en cas de problème à l'étranger (activation des secours, rapatriement, envoi express de médicaments en cas de pénurie sur place, etc. …),
De promouvoir le concept pour aider au recrutement des adhérents : contacts avec les médias, promotions sur Internet,
De mettre à disposition et de gérer un réseau de communication par Internet propre aux adhérents, où qu'ils se trouvent, permettant aussi des regroupements par affinités, des propositions de voyages en commun, des retrouvailles aux antipodes,
De synthétiser tout ce qui précède sur un site WEB accessible intégralement pour les adhérents et partiellement pour le grand public,
De faciliter l'implantation dans des pays étrangers particulièrement prisés par les adhérents de structures immobilières permanentes (location d'habitation à l'année pour réduire fortement les coûts.), en reproduisant ainsi à l'étranger, au fil du temps, des organisations un peu similaires à celles créées en France.
8 - IMPLANTATIONS A L'ETRANGER :
Cette extension ne sera évidemment pas à développer dés le départ, mais pourrait se concrétiser très vite, une fois quelques clubs privés créés.
Elle consiste à sélectionner quelques endroits privilégiés de la planète, prisés par les adhérents, bien entendu, pour y créer des sites d'hébergement permanent.
But : louer à l'année, donc à bien meilleur prix, à des propriétaires privés des biens d'habitation bien placés sur le plan touristique, mais aussi sur les plans accès et réseau sanitaire,
Afin d'y fixer du personnel local de service (femme de ménage, chauffeur - les voyageurs chevronnés vous diront tous qu'il est plus prudent, dans certains pays, de se faire véhiculer par un autochtone - guide attitré, approvisionnement en nourriture), afin d'y négocier des prestations particulières (location de bateaux, par exemple),
Afin d'y investir dans des biens de confort qui ne sont pas forcement compris dans la location du bien immobilier (mobilier complémentaire, véhicule(s), équipements multimédia, et de payer à l'année les abonnements classiques : liaison Internet, téléphone fixe, télévision satellite, etc.
Le type d'implantation doit impérativement être géré par un adhérent ou un salarié occidental (pour beaucoup de locaux, la tentation est trop grande, et c'est humain). L'organisation doit donc être conçue pour respecter cet impératif.
Une solution "riche" consiste à employer une personne qui accepte d'être payée quasiment au tarif local, à condition d'être logé gratuitement.
Ces personnes existent : on en trouve sur les forums de voyage. Généralement, elles rêvent de monter une affaire sur place mais n'ont pas les moyens financiers d'y vivre durant les premiers temps. Une autre solution consiste à intégrer des adhérents désireux de s’expatrier afin de s’installer plusieurs années dans les pays de leur choix. Un accord serait alors négocié avec eux pour la gestion des implantations dans ces pays. Ce sont deux pistes ; il en existe certainement d’autres.
9 - ACTIVITES CONNEXES :
On peut vouloir s'en payer une bonne tranche, après une vie active bien remplie, mais il n'en reste pas moins que beaucoup de gens alertes souhaitent ardemment se rendre utiles : Le concept est aussi adapté à ce genre d'activités. Le domaine humanitaire présente de nombreuses manières de se rendre utile : alphabétisation, médecine de dispensaire, appuis techniques à des réalisations locales, convoyage de fournitures diverses (matériel médical, lunettes de récupération, fournitures scolaires, livres, jouets) et tout ce qui pourra être demandé par les associations humanitaires existantes oeuvrant sur place.
L'association mère pourrait consacrer une partie de son activité à coordonner les besoins de ces associations humanitaires, les possibilités offertes par les voyages et les compétences des adhérents.
10 - PAYS POSSIBLES : Philippines, Thaïlande, Sénégal (Casamance), Côte d'Ivoire (si le calme politique revient), Bénin, Laos, Costa Rica, Vietnam, Cambodge, Maroc, Tunisie, Espagne, Portugal, Grèce, Crète, Patagonie, Canada, Inde, Madagascar …. Et bien d'autres que j’oublie.
11 – FINANCEMENT DES STRUCTURES (CLUBS PRIVES ET ASSOCIATION MERE)
Au niveau des clubs privés, c’est un peu la même organisation que COCON 3S dont j’ai entendu parler pour la première fois sur France Info : l’idéal serait la plus grande autonomie possible, source d’idées, d’innovation et de responsabilisation. Les adhérents du club définissent entre eux leur cadre de vie, leur type d’hébergement, leur règlement interne, avec l’appui possible, les conseils et les services de l’association mère.
Une participation financière mensuelle ou annuelle (restant à définir) est versée à cette dernière pour son fonctionnement. Le démarrage demandera beaucoup d’énergie et de temps aux quelques pionniers qui débuteront l’aventure, aussi bien côté club que côté association. Si la formule se propage correctement, le financement ne sera pas le premier problème :
une cotisation relativement modeste permettrait à des centaines, voire des milliers de personnes de changer radicalement en mieux leur quotidien. En régime établi, une cotisation de 20 euros par mois, par exemple, sur mille personnes, engrangerait 240 000 euros par an, soit une équipe de 5 à 6 personnes salariées, frais de fonctionnement et de déplacement compris.
De nos jours, 5 ou 6 emplois créés pour améliorer grandement le sort de 1000 retraités, ce n’est pas rien.
Si tout ceci se révèle à peu prés cohérent, hormis la question santé qui reste complètement imprévisible, on peut se payer une tranche de vie super chouette pour pas très cher. Utopique ? Les avis sont les bienvenus !!
Serge le 09/08/2009
Mis à jour (Mercredi, 17 Février 2010 17:03)
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